Conseils petite enfance

Comment j'aide mon enfant à faire avec son inquiétude ?

Hygiène / Bien-être
Comment j'aide mon enfant à faire avec son inquiétude ?

Tout d’abord, il ne s’agit pas de faire disparaitre l’inquiétude, là tout de suite, mais de l’apaiser au fur et à mesure. L’inquiétude est légitime, cela rend compte de la conscience de l’enfant de la réalité qui l’entoure.
 
On peut d’ores et déjà le protéger d’une inquiétude massive en faisant attention aux informations diffusées à la télévision ou la radio. Elles ne sont pas adaptées aux enfants, elles sont anxiogènes pour nous-mêmes et encore plus pour eux. Il faut donc éviter de laisser la télé ou la radio en continu dans la maison, même si on pense bien souvent le contraire, les enfants captent et entendent beaucoup de choses qu’ils ne sont pas en mesure de comprendre, d’où l’inquiétude. Cependant, si ces mesures de protection ne sont pas suffisantes, comment accompagner son enfant ?

Au début, on lui donne toute sa place. 
Ensuite, on voit comment on peut vivre avec. 
Pour finir, on peut se rendre compte qu’elle est devenue toute petite ou bien même qu’elle a disparu.
 
Comment cette inquiétude peut-elle se manifester chez mon enfant ?
 
En fonction de l’âge, l’inquiétude chez l’enfant peut se manifester sous différentes formes : peurs de rester seul, cauchemars ou réveils nocturnes, augmentation du nombre de colères, enfant plus “sollicitant”, énurésie, constipation, modification de l’appétit… il est donc important d’observer ces manifestations pour lesquelles nous ne faisons pas toujours de lien avec des inquiétudes psychoaffectives, surtout chez le tout-petit qui n’a pas encore la possibilité de s’exprimer par les mots.

Donner sa place à l’inquiétude

L’important est que votre enfant sache qu’il peut vous en parler s’il le souhaite.
 
S’il en parle, mieux vaut ne pas chercher à l’apaiser tout de suite par un « ne t’inquiète pas », cela couperait court à la discussion et ne lui permettrait pas de dire ce qui l’inquiète vraiment. Posez lui plutôt des questions (de quoi tu as peur ? qu’est-ce qu’il en pense ? etc…).

S’il n’en parle pas, vous pouvez lancer des perches en parlant de vos propres inquiétudes (dans la mesure du partageable) ou de celles d’un autre. Il pourra peut-être s’en saisir. S’autoriser à parler de ses propres sentiments c’est aider l’enfant à faire de même. 

Comment on peut vivre avec ?

L’inquiétude est comme un petit compagnon qui prend plus ou moins de place dans nos vies actuellement. Cependant, chacun peut apprendre à vivre avec. Comment ? L’identifier est déjà un pas important, nous venons de le voir. 
 
Ensuite plusieurs pistes :

- l’accueillir, seul ou à plusieurs, en favorisant les temps d’échanges en famille, en pratiquant des activités de bien-être favorisant le retour sur soi comme le « yoga des tout-petits », la relaxation etc…

- en jouer. Le jeu est l’activité principale de l’enfant, il y met de lui (ses peurs, ses désirs, ses colères…) sur un mode ludique. Il n’est plus passif de son environnement et de ce qui s’y passe, il est acteur ! Il reprend le contrôle. Il peut jouer seul, avec ses frères et sœurs ou avec vous. Vous pouvez vous assurer de la fin heureuse de l’histoire.
 
- la sublimer. Dans toute création, il y a une part de soi. La création permet de mettre au-dehors ce que l’on a en soi et par la même de s’en libérer un peu.
 
- la mettre en sourdine. Qu’est-ce qui vous permet, vous, de penser à autre chose ? Un bon film ? une activité sportive ? une soirée entre amis ? faire des activités manuelles ? Votre enfant a besoin de se distraire, de mettre son corps en mouvement, de parler à d’autres personnes pour mettre un peu à distance le contexte actuel, l’oublier pour un temps. 

Qu’est-elle devenue, cette inquiétude ? 

On pourrait aussi formuler une autre question : ai-je toujours peur de l’inquiétude de mon enfant ? ou mon enfant a-t-il toujours peur d’être inquiet ? 
L’inquiétude peut toujours être là mais être rangée dans un petit coin de la tête de votre bambin comme La Chose dans le livre « Grosse colère » de Mireille d’Allancé, qui finit dans une petite boite. 
 
L’inquiétude peut s’apaiser et disparaitre comme dans le livre « Le livre qui a peur » de Cédric Ramadier. On peut aussi la trainer puis s’y appuyer pour inventer d’autre chose comme dans « La petite casserole d’Anatole » d’Isabelle Carrier.

Nos derniers conseils




Picto Home